Regroupés dans la crypte de l’Eglise de Ménilmontant, ils sont une dizaine à observer depuis deux jours un régime à base d’eau, de thé vert et de bouillon (en quantité infime). Plusieurs ont dormi sur place.
Pendant que ce groupe de chrétiens se prive de toute nourriture, les chefs d’Etat sont réunis à Rio+20 pour le sommet de la terre. Le moment est symbolique, l’acte aussi. En jeûnant, Chrétiens unis pour la terre manifeste « un désir profond d’aller vers plus de sobriété et de simplicité », une volonté de « peser un peu moins lourd sur la terre », et l’intention de s’engager dans la lutte « contre toutes les inégalités, notamment celles liées à la crise écologique ».
Pour sa première manifestation, la jeune association n’a pas ménagé ses efforts. De nombreux ateliers ont ponctué les trois jours : plantation de vignes, concert donné par Daïa Durimel (chanteuse lyrique), temps de rencontre interreligieux sur l'importance de l’environnement dans la foi, atelier d’écriture animé par Charlotte Jousseaume (auteur de Le silence est ma joie) autour du désir et de la nature, séances de Chi kung, débats, projection de film… Sans oublier les offices et des temps de méditation.
Accompagnés, entre autres, par Jean-Claude Noyé, auteur du Grand livre du jeûne, et par Dominique Lang, prêtre assomptionniste, scientifique et journaliste, les jeûneurs ont vécu ces trois jours dans un esprit d’ouverture, de solidarité, de non-violence et de plénitude.
Le projet a séduit : nombre de personnes et de communautés ont manifesté leur solidarité et ont jeûné à distance, personnalités et organisations ont exprimé leur soutien.
Chrétiens unis pour la terre, association née en 2012 du souhait d’un groupe de chrétiens de vivre ensemble l’engagement de leur foi dans l’écologie, vient de signer une première action réussie.