Projet n°327
Paru le 02 avril 2012
En débat: Qui peut décider de l'annulation de la dette d'un État? Ce numéro consacre un dossier au vote: l'abstention progresse, au point, face au flou des clivages, au formatage des discours, d'être revendiquée comme mode d'expression. Mais pourquoi une majorité se rend-elle aux urnes? Par devoir? Par adhésion à une personne ou à une communauté politique?
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Question en débat
Dette: qui tranche?
Que la dette devienne insoutenable pour les populations ou qu’elle soit héritée d’un régime dictatorial, qui décide, au besoin, de son annulation? L’actualité européenne comme arabe rend la question brûlante.
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Texte intégral en ligne le 02 janvier 2017
Dossier
Pourquoi vote-t-on encore?
L’abstention progresse. Au point, devant le flou des clivages, le formatage du discours et le sentiment d’impuissance du politique, d’être revendiquée comme un mode d’expression. Mais alors, pourquoi une majorité se rend-elle aux urnes? Par tradition, par devoir, par réaction, par adhésion à une personne, à un projet, ou encore par inscription dans une communauté politique?
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Les nouvelles générations d’électeurs, libérées des affiliations traditionnelles, opèrent leur choix de plus en plus tardivement. Elles revendiquent aussi le droit de ne pas voter. La légitimité acquise dans les urnes s’en trouve-t-elle affaiblie ? Non, selon Anne Muxel, qui voit le vote se réarticuler à d’autres formes d’expression politique.
Texte intégral en ligne le 02 janvier 2017
Entretien - Socle de la République dès 1848, le suffrage universel (qui le deviendra vraiment en 1944) s’est progressivement banalisé. Le déclin économique, l’indécision des politiques favorisent la montée de l’abstention et du populisme. Mais les Français restent attachés à la clarté du scrutin présidentiel.
Texte intégral en ligne le 02 janvier 2017
Si le droit de vote est tellement installé dans nos vieilles démocraties qu’on en interroge le sens, ailleurs, il est une conquête récente, ou mal assurée.
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La légitimité des grands partis est entamée par le nombre croissant d’électeurs qui votent contre eux ou préfèrent s’abstenir. Mais le renouveau démocratique ne viendra pas de la représentation. L’enjeu est de donner toute leur place aux expériences participatives, témoins d’une citoyenneté qui s’exerce plus qu’elle n’est octroyée.
Texte intégral en ligne le 02 janvier 2017
Pascal Perrineau , Michel Wieviorka et Revault d’Allonnes Myriam
Entretien croisé – Les électeurs sont plus volatils, mais plus critiques. L’abstention n’exprime pas qu’un désintérêt pour la chose publique, mais l’inadéquation de l’offre et un manque de clivage clair.
Texte intégral en ligne le 02 janvier 2017
Entretien – Pour quoi vote-t-on à la présidentielle : pour un projet, une personne, un rêve? « Cette élection, majeure chez nous, est la plus difficile de toutes. J’admire les personnalités qui se soumettent à cette épreuve. Et les Français s’y intéressent. Non seulement parce qu’ils aiment la politique, mais parce qu’ils y croient. Même si le résultat est toujours plus décevant que les promesses, ils pensent que cela peut changer les choses. Ce qui est formidable, c’est que lorsqu’une génération est fatiguée par la politique, la suivante prend le relais. »
Texte intégral en ligne le 02 janvier 2017
Le vote, pour Rousseau, rappelle l’existence en nous de la volonté générale. Pour Hobbes, il est plus encore une « autorisation » : un acte de foi dans ses contemporains, au point de se dessaisir de sa part de souveraine puissance à leur profit.
Texte intégral en ligne le 02 janvier 2017
Chroniques
Gaël Giraud et Cécile Renouard
Imposer les riches à 75 %? « C’est du vol! », s’exclament les uns. « Ils vont partir! » s’inquiètent les autres. La proposition de François Hollande est l’occasion d’ouvrir à nouveau le débat sur les inégalités. Et de combattre quelques idées reçues.
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Recensions
Pierre Rosanvallon, La société des égaux, Seuil, 2011, 428 p., 22,50 €
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Hervé Vieillard-Baron, Banlieues et périphéries. Des singularités françaises aux réalités mondiales, Hachette, 2011 [2001], 304 p., 17,90 €
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Isabelle Backouche, Fabrice Ripoll, Sylvie Tissot et Vincent Veschambre (dir.), La dimension spatiale des inégalités. Regards croisés des sciences sociales, Presses universitaires de Rennes, 2011, 357 p., 22 €
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Philip Golub (trad. Claude Albert), Une autre histoire de la puissance américaine, Seuil, 2011, 288 p., 19 €
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Rithy Panh (avec Christophe Bataille), L’élimination, Grasset, 2012, 330 p., 19 €
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Rigoulet-Roze David, L’Iran pluriel. Regards géopolitiques, L’Harmattan, 2011, 434 p., 38,50 €
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Michel et Florent Griffon, Pour un monde viable. Changement global et viabilité planétaire, Odile Jacob, 2011, 336 p., 25,90 €
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Didier Fassin, La force de l’ordre. Une anthropologie de la police des quartiers, Seuil, 2011, 382 p., 21 €
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Bertrand Hériard Dubreuil
Nathalie Maillard, La vulnérabilité : une nouvelle catégorie morale ?, Labor et fides, 2011, 386 p., 32 €
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Dan Ferrand-Bechmann, Les bénévoles face au cancer, DDB, 2011, 248 p., 21 €
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Martin Hirsch, Sécu : objectif monde. Le défi universel de la protection sociale, Stock, 2011, 162 p., 12 €
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Sophie Coignard et Romain Gubert, L’oligarchie des incapables, Albin Michel, 2012, 368 p., 20 €
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Guillaume Gamblin, La force de l’autonomie. Gandhi précurseur de la décroissance?, Les Éd. du Man, 2011, 96 p., 6 €
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Sébastien Laurent (sous la dir.), Les espions français parlent, Nouveau monde éd., 2011, 622 p., 24 €
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Philippe Ségur et Émilie Labrot (sous la dir.), Un monde sous surveillance ?, Presses universitaires de Perpignan, 2011, 256 p., 22 €
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